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[ Festival ] Festival au Lac - Samedi 6 juin


Festival Au Lac 2026 – Jour 3


De la pluie, de la boue et une finale mémorable


Après deux journées marquées par le punk, les retrouvailles et la nostalgie, le Festival Au Lac concluait son édition 2026 avec une programmation mettant à l'honneur le hardcore, le metalcore, le deathcore et le metal moderne.


Mais avant même que les premiers groupes ne montent sur scène, la météo avait décidé de s'inviter à la fête. Une pluie persistante accueillait les premiers festivaliers, transformant rapidement certaines portions du terrain en véritable champ de boue. Pourtant, loin de décourager les amateurs de musique, cette météo semblait presque faire partie du décor.


Les bottes s'enfonçaient dans la terre détrempée.

Les vêtements se salissaient.

Et les sourires demeuraient bien présents.


Après deux jours de festivités, une chose était évidente : personne n'avait l'intention de quitter avant le dernier accord du week-end.


C'est Blank, représentant de la scène hardcore québécoise, qui avait la responsabilité d'ouvrir cette troisième et dernière journée. Malgré la pluie qui tombait encore sur le site, le groupe a immédiatement imposé son énergie. L'apparition surprise d'Alexis Francoeur, chanteur du groupe hardcore québécois Basterds, a rapidement fait réagir les festivaliers alors que les premiers mouvements de foule apparaissaient déjà devant la scène.


Le ton était donné. Cette journée allait être placée sous le signe de l'intensité.



La suite appartenait à Deadly Apples, le projet industriel montréalais mené par Alex Martel. Dès les premières minutes, le groupe a complètement transformé l'atmosphère du site. Une immense fumée rouge opaque a rapidement envahi la scène, plongeant les spectateurs dans un univers sombre et presque cinématographique. Les éclairages, les projections et l'esthétique industrielle du groupe créaient une expérience immersive qui allait bien au-delà de la simple prestation musicale.

Visuellement, il s'agissait sans aucun doute de l'un des moments les plus marquants de toute la fin de semaine.





Originaire de Long Island, dans l'État de New York, Pain Of Truth représentait ensuite cette nouvelle génération de groupes hardcore américains qui perpétuent l'héritage de la côte Est. À ce moment de la journée, la pluie avait déjà laissé ses traces un peu partout sur le terrain. La boue était désormais omniprésente.


Mais personne ne semblait vouloir ralentir.

Au contraire.


L'énergie devant la scène continuait de croître alors que les premiers rayons de soleil commençaient tranquillement à percer les nuages.





Puis est venu le tour de Terror. Véritable institution du hardcore moderne, le groupe originaire de Los Angeles demeure une référence incontournable depuis plus de vingt ans. Bien que Scott Vogel ait dû s'absenter en raison de problèmes de santé, l'énergie n'en a jamais souffert.


La foule répondait à chaque morceau avec la même intensité et l'esprit hardcore prenait complètement possession du site. À ce stade de la journée, il devenait clair que les festivaliers étaient prêts à tout donner pour cette dernière soirée.





L'une des belles surprises de la journée est venue de Brand Of Sacrifice. Originaire de Toronto, la formation canadienne avait la lourde tâche de remplacer Suicide Silence à l'affiche du festival.


Une mission loin d'être simple.

Pourtant, le groupe a relevé le défi avec brio.


Grâce à son mélange de deathcore moderne, de technicité impressionnante et de brutalité assumée, Brand Of Sacrifice a rapidement conquis les spectateurs massés devant la scène.


Pour plusieurs, il s'agissait d'une découverte. Et à voir les réactions tout au long de la prestation, cette découverte a visiblement marqué les esprits.




Puis est arrivé l'un des moments les plus attendus de la journée : The Ghost Inside. Originaire d'El Segundo en Californie, le groupe est devenu au fil des années un symbole de résilience après le terrible accident d'autobus qui a bouleversé sa carrière en 2015.


Dès leur arrivée sur scène, quelque chose de particulier s'est produit.

Les paroles étaient reprises massivement par la foule.

Les circle pits se multipliaient.

Les amateurs de two-step occupaient chaque espace disponible devant la scène.


Mais au-delà de l'énergie physique, c'est surtout la connexion entre le groupe et son public qui retenait l'attention. Les membres semblaient sincèrement reconnaissants d'être présents. Et le public leur rendait cette gratitude avec la même intensité. Pendant quelques instants, il devenait difficile de distinguer où s'arrêtait la scène et où commençait la foule.


Tout le monde semblait vivre exactement le même moment.



La responsabilité de conclure cette édition 2026 revenait finalement à Jinjer. Originaire de Donetsk en Ukraine, le groupe s'est imposé au fil des années comme l'une des formations les plus respectées du metal moderne.


Portée par l'impressionnante présence de Tatiana Shmayluk, la prestation alternait constamment entre passages mélodiques et explosions vocales saisissantes. Les visuels projetés derrière le groupe ajoutaient une dimension supplémentaire au spectacle, créant une expérience immersive qui captait l'attention du public jusqu'aux dernières minutes du festival.


Une conclusion spectaculaire pour une journée qui n'avait cessé de gagner en intensité.




Si la première journée célébrait le retour des festivals et que la deuxième était portée par les souvenirs et les retrouvailles, cette ultime soirée démontrait toute la force rassembleuse des scènes hardcore et metal.


Sous la pluie.

Dans la boue.

Puis sous le soleil retrouvé.


Les festivaliers ont répondu présents jusqu'au dernier accord. Et lorsque les lumières se sont finalement éteintes après Jinjer, une chose était évidente : Le Festival Au Lac 2026 venait de conclure une édition mémorable où chaque journée possédait sa propre identité, mais où la passion de la musique demeurait toujours le véritable point de rencontre.


Un énorme merci à toute l'équipe du FAL, les exposants, les festivaliers.

Une édition 2026 très réussie. On se donne rendez-vous l'année prochaine!



Le reste des photos sera mis sur la page Facebook de notre photographe!






Texte par Sach Gonthier

Photos par MawieFox

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