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[ Festival ] Festival au Lac 2026 - Vendredi 5 juin


Festival Au Lac 2026 – Jour 2


Une soirée de retrouvailles, de souvenirs et de musique


Après une première journée dominée par le punk rock et l'esprit festif, le Festival Au Lac poursuivait sa fin de semaine vendredi avec une programmation qui allait toucher directement le cœur de plusieurs festivaliers.


Dès l'arrivée sur le site, l'ambiance semblait différente de la veille.


Les files d'attente étaient plus longues, les terrasses plus remplies et les conversations déjà bien engagées avant même les premières notes de musique. Malgré un ciel parfois couvert, la température était parfaite pour profiter pleinement de la soirée. Pas trop chaude, pas trop fraîche, juste assez confortable pour passer des heures devant la scène.


Mais ce qui frappait le plus, c'était cette impression de retrouvailles. Partout sur le site, les générations s'entremêlaient. Des parents faisaient découvrir les groupes qui avaient marqué leur jeunesse à leurs enfants pendant que d'autres retrouvaient de vieux amis autour d'une bière ou d'un souvenir de spectacle.


Le Festival Au Lac devenait alors beaucoup plus qu'une série de concerts. Il devenait un lieu où les souvenirs musicaux se transmettaient d'une génération à l'autre.





Entre les prestations, Rej Laplanche assurait l'animation du site avec son énergie habituelle, maintenant constamment le lien entre les artistes et les festivaliers. Les différentes séances de meet and greet ont attiré énormément de monde tout au long de la journée. Plusieurs profitaient de l'occasion pour rencontrer des artistes qui avaient accompagné une partie importante de leur adolescence, créant des moments privilégiés qu'on ne retrouve pas dans tous les événements.


La soirée s'est ouverte avec Aarsen, qui avait la responsabilité de donner le coup d'envoi à cette deuxième journée. Une tâche jamais facile dans un festival, mais le groupe a rapidement réussi à capter l'attention du public déjà bien présent devant la scène.



Puis est venu le tour d'Emery. Originaire de Caroline du Sud, Emery fait partie de ces groupes qui ont marqué l'âge d'or du post-hardcore des années 2000. Dès les premières chansons, il devenait évident que plusieurs festivaliers attendaient ce moment depuis longtemps.


Les paroles étaient reprises à l'unisson et l'énergie entre la scène et le public semblait naturelle du début à la fin. Pour plusieurs, il ne s'agissait pas simplement d'un spectacle, mais d'un retour vers une époque importante de leur vie.




L'intensité est ensuite montée d'un cran avec Haste The Day. Formé à Indianapolis au début des années 2000, le groupe demeure une référence importante pour toute une génération d'amateurs de metalcore.


Dès les premières notes, le pit s'est rapidement animé devant la scène. Les amateurs de musique plus lourde ont enfin eu l'occasion de se défouler et l'énergie est montée d'un cran. Malgré l'intensité des mosh pits, l'ambiance demeurait respectueuse, fidèle à l'esprit de camaraderie que l'on retrouve souvent dans les meilleures soirées de hardcore et de metalcore.




Puis est arrivé l'un des moments les plus attendus de la soirée : Finch. Originaire de Californie, le groupe est souvent associé à l'explosion du post-hardcore du début des années 2000 grâce à l'album devenu culte What It Is To Burn.


Dès leur arrivée sur scène, la réaction du public a été immédiate. Les téléphones se sont levés, mais surtout, des centaines de voix ont pris le relais. À plusieurs reprises, on avait presque l'impression que le groupe accompagnait la foule plutôt que l'inverse. L'émotion était palpable.


Et à voir les visages dans le public, plusieurs semblaient revivre une partie importante de leur jeunesse le temps de quelques chansons.




Anberlin a ensuite poursuivi sur cette lancée. Formé en Floride au début des années 2000, le groupe a su bâtir sa réputation grâce à son mélange de rock alternatif, d'émotion et de refrains rassembleurs. Vendredi soir, cette réputation était pleinement méritée.


Les refrains étaient repris massivement par le public et l'énergie entre la scène et les festivaliers demeurait constante. Chaque chanson semblait réveiller des souvenirs chez plusieurs spectateurs présents sur le site. Par moments, on avait l'impression que toute la foule chantait d'une seule voix.



(okay j'avais vraiment hâte de voir Anberlin et Matty, j'ai un peu abusé hehehehe)



Puis est venu le temps pour Chevelle de conclure cette deuxième journée. Originaire de l'Illinois, le trio formé autour des frères Loeffler continue d'occuper une place importante dans le paysage du rock alternatif nord-américain depuis près de trois décennies.


Chargé de fermer la soirée, le groupe a livré une performance puissante et maîtrisée. Les visuels projetés derrière la scène ajoutaient une dimension supplémentaire au spectacle. Tout au long de la soirée, les projections et les éclairages ont contribué à créer une expérience visuelle impressionnante qui accompagnait parfaitement la musique. Combinés à la qualité sonore et à l'énergie du public, ces éléments ont permis de conclure la soirée sur une note particulièrement forte.




Si la première journée célébrait le retour des festivals, cette deuxième soirée semblait davantage célébrer les souvenirs.


Des groupes qui ont accompagné toute une génération.

Des chansons qui traversent les années.

Des amis qui se retrouvent.

Et des parents qui transmettent leur passion à leurs enfants.


Le temps d'une soirée, le Festival Au Lac est devenu bien plus qu'un événement musical. Il est devenu un lieu de rassemblement où les souvenirs, les émotions et la musique se sont rencontrés. Et après deux journées déjà mémorables, une chose était certaine : la fin de semaine était encore loin d'avoir révélé tous ses moments forts.





Texte par Sach Gonthier

Photos par MawieFox

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