[ Concert ] From Dying Suns, Vortex et Martyr : une montée en puissance à la Salle Montaigne
- Thierry Mercier

- 4 mai
- 3 min de lecture

C’est à la Salle Montaigne que se déroulait cette soirée métal réunissant From Dying Suns, Vortex et Martyr, trois formations réunies dans le cadre d’une mini tournée au line-up identique, qui fera également escale à Montréal le 9 mai. Une affiche variée, oscillant entre death metal mélodique, deathcore symphonique et technical death metal, promettait une soirée riche en contraste.
Si je connaissais déjà Vortex et Martyr pour les avoir vus à quelques reprises, mon attention était particulièrement tournée vers From Dying Suns, que je découvrais pour la toute première fois en live. Une curiosité bien réelle qui ajoutait une couche d’anticipation à une soirée qui s’annonçait déjà solide.
Dès les premières notes, From Dying Suns frappe fort. L’intensité est immédiate, contrastant avec une salle encore en train de se remplir. Le groupe propose un death metal mélodique efficace, porté par des guitares à la fois agressives et accrocheuses, avec des relents de The Black Dahlia Murder. Le son est clair, bien équilibré, et la basse ajoute une vraie profondeur à l’ensemble.
Sur scène, le chanteur déborde d’énergie et alterne avec aisance entre growls puissants et passages plus aigus. Il multiplie les interactions, tentant de réveiller une foule encore un peu timide en début de set. Derrière lui, Antoine Baril assure avec une précision solide. Le groupe affiche une belle complicité et semble sincèrement reconnaissant d’être de passage à Québec dans le cadre de la tournée de Martyr. La nouvelle pièce Crystallized, un excellent solo et une belle section instrumentale viennent enrichir un set qui gagne en intensité jusqu’à une finale convaincante. Une très bonne première découverte en live.
Vortex enchaîne avec une entrée théâtrale qui installe immédiatement une ambiance plus grandiose. Le groupe plonge ensuite dans un deathcore mélodique et symphonique massif, mais surtout maîtrisé. Tout est en place : les orchestrations s’intègrent naturellement, les deux guitares se complètent parfaitement, et le son, clair et puissant, permet d’apprécier chaque détail. Les breakdowns prennent une dimension épique, les solos apportent du relief, et l’ensemble reste étonnamment équilibré.
Le chanteur domine la scène autant par sa présence que par son registre vocal et oui, sa barbe mérite une mention. Ayant déjà vu le groupe à La Source de la Martinière, je savais à quoi m’attendre, et ils livrent encore une fois la marchandise. La foule répond bien, sans exploser immédiatement, mais finit par se laisser aller avec un moshpit en fin de set. Vortex signe ici une performance puissante et cohérente, un mariage réussi entre brutalité et symphonie.
Puis vient Martyr. Pas d’intro inutile, Warp Zone lance les hostilités et impose immédiatement le respect. Très vite, on comprend que ce qu’on voit dépasse la simple “bonne performance”. Tout est exécuté avec une précision redoutable, mais sans jamais devenir froid. C’est maîtrisé, fluide, vivant.
Les ayant déjà vus à Envol et Macadam l’an dernier, je savais à quoi m’attendre… et pourtant, l’effet est toujours le même. Martyr me jette à terre à chaque fois. Leur technical death metal est d’une précision hallucinante, porté par des changements de tempo complètement fous qui restent pourtant naturels.
Le groupe traverse son catalogue avec assurance, puis prend un moment pour rappeler l’importance de soutenir la scène locale. Et là, quelque chose change. La foule, déjà attentive, est complètement engagée. Elle ne regarde plus, elle vit le set. Vers la fin, Virtual Emotions agit comme un déclic. Le rappel arrive, le pit s’ouvre, et toute l’énergie accumulée explose enfin. La salle est conquise.
Martyr ne fait pas que jouer. Ils construisent, contrôlent, puis relâchent au bon moment. Peu importe combien de fois je les vois, l’impact reste intact.
Au final, difficile de ne pas ressortir de la Salle Montaigne avec le sentiment d’avoir assisté à une soirée particulièrement réussie. Entre la diversité des styles, la qualité des performances et une ambiance qui a su monter en intensité au fil des sets, tout était en place pour une expérience mémorable. Mention spéciale à la Salle Montaigne elle-même, dont le son impeccable vient vraiment bonifier ce type de soirée. Une salle que j’apprécie de plus en plus, et qui confirme encore une fois pourquoi j’y reviens toujours avec plaisir.
Texte par Thierry Mercier
Photos par MawieFox
















































































































































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