[ Chronique ] Bitter – Quand la brutalité devient un véritable exutoire
- Sach Gonthier

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture

Dès les premières secondes, Bitter ne cherche pas à rendre les choses confortables. Le groupe frappe fort, lourd et sans détour, avec une approche qui semble autant inspirée par la violence du slam deathcore moderne que par une volonté assumée de transformer le chaos en quelque chose de viscéral et profondément libérateur.
Formé à la fin de 2024 entre Montréal, Lanaudière et Gatineau, Bitter réunit des musiciens provenant de différents horizons, mais liés par une même vision : pousser leur musique vers quelque chose de massif, sombre et profondément agressif.
Le projet débute autour de Yan Chatel et Kilian Langlois-Chatel, père et fils, avant de rapidement évoluer vers une formation complète construite sur la chimie, la confiance et une réelle proximité humaine entre les membres. Et honnêtement, cette cohésion-là se ressent immédiatement dans la musique.
Avec des influences assumées comme Xenotheory, Kanine ou The Acacia Strain, Bitter plonge directement dans un univers écrasant où les breakdowns semblent conçus pour faire trembler les murs autant que les planchers de salles underground. Mais derrière cette violence sonore presque animale par moments, le groupe apporte aussi quelque chose de beaucoup plus personnel et réfléchi qu’il n’y paraît au premier regard.
Leur univers joue constamment avec des images grotesques, des métaphores excessives et une certaine dose d’humour noir, tout en cachant dans ses textes des thèmes beaucoup plus sombres et humains. Comme si derrière toute cette brutalité volontaire se trouvait aussi une façon de transformer certaines blessures en exutoire.
Après un premier single intitulé Two-Faced Fuckface lancé en janvier 2026, Bitter continue maintenant sa montée avec Malevolent, une pièce qui pousse encore plus loin cette identité
sonore agressive et suffocante. Produite, mixée et masterisée par Michael Lalancette, la chanson possède un son extrêmement compact et écrasant, mais sans jamais tomber dans une bouillie sonore incompréhensible. Chaque couche de violence garde ici sa place dans le mix, permettant autant aux riffs massifs qu’aux éléments électroniques et aux patterns de batterie destructeurs de respirer correctement. Et dans un style aussi extrême, cette précision-là fait toute la différence.

Le premier EP du groupe, Slamosaurus Rex, donne déjà une bonne idée de la direction complètement assumée de Bitter.
Inspiré par les dinosaures pour leur côté gigantesque, primal et brutal, le projet semble vouloir embrasser autant le chaos que le côté volontairement absurde et viscéral de la scène slam et beatdown moderne. Un mélange de violence sonore, d’autodérision et de noirceur qui colle parfaitement à l’énergie du groupe.
Avec CDN Records maintenant derrière eux et plusieurs projets déjà en route pour 2026, Bitter donne surtout l’impression d’un groupe qui comprend exactement ce qu’il veut devenir. Pas de faux-semblants. Pas de compromis.
Seulement une musique lourde, agressive et profondément assumée.
Et si ce n’est encore que le début pour Bitter, une chose est certaine : le groupe possède déjà tous les outils pour laisser une marque solide dans l’underground deathcore québécois.
Par Sacha – Éloquence Art
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