[ Entrevue ] George Stroumboulopoulos : l'humain derrière Strombo
- Sach Gonthier

- il y a 2 heures
- 15 min de lecture

English part bellow ↓
Certaines entrevues occupent une place particulière dans un parcours.
Celle-ci en fait partie.
Bien avant de rejoindre Éloquence Art, il y avait un animateur qui m'a fait découvrir qu'une entrevue pouvait être bien plus qu'une succession de questions. À une époque où plusieurs conversations tournaient autour de la promotion, des manchettes ou de l'actualité, George Stroumboulopoulos choisissait une autre direction : celle de l'humain.
Sans même le savoir, il a profondément influencé ma façon d'aborder chacune des entrevues que je réalise aujourd'hui. Avec le temps, j'en suis venu à croire que derrière chaque artiste, chaque musicien, chaque acteur ou chaque personnalité publique se cache une histoire qui mérite d'être racontée. Non pas à cause de la notoriété, mais à cause de l'être humain.
C'est cette approche que j'essaie d'apporter à chacune des entrevues que j'ai le privilège de publier au sein d'Éloquence Art. Lorsque George a accepté cette entrevue, je savais que je ne voulais pas lui poser les questions qu'il avait déjà entendues des centaines de fois!
Je ne voulais pas interviewer Strombo.
Je voulais rencontrer George.
C'est précisément avec cet état d'esprit que je lui ai proposé cette rencontre. Le fait qu'il ait accepté de prendre le temps de répondre à ces questions représente déjà un immense privilège. Mais au-delà de cela, il m'a offert exactement ce que j'espérais : une conversation sincère, réfléchie et profondément humaine. Pour tout ce que son travail m'a appris au fil des années, mais surtout pour la générosité avec laquelle il a accepté de partager une partie de lui-même, je tiens simplement à lui dire, merci.
George Stroumboulopoulos : l'humain derrière Strombo
Il existe des personnes qui marquent une industrie par leur talent. D'autres la marquent par
leur façon de regarder les gens.
Depuis plus de vingt ans, George Stroumboulopoulos est devenu l'une des voix les plus respectées du paysage médiatique canadien. Animateur, journaliste, documentariste et passionné de musique, il a eu l'occasion de rencontrer des chefs d'État, des acteurs, des musiciens, des écrivains et certaines des personnalités les plus influentes de notre époque. Pourtant, malgré cette carrière exceptionnelle, ce n'est pas sa feuille de route qui retient le plus l'attention. C'est sa capacité à créer des conversations où l'invité cesse d'être une célébrité pour redevenir simplement une personne.
C'est exactement cette approche qui a inspiré cette entrevue. Plutôt que de revenir sur les moments marquants de son parcours professionnel, j'ai voulu découvrir ce qui façonne encore aujourd'hui l'homme derrière le personnage public. Son enfance à Malton, les valeurs qui l'ont construit, les amitiés qui ont traversé les années, les livres qui l'ont marqué, la musique qui l'accompagne encore et cette curiosité presque inépuisable qui semble guider chacun de ses pas.
Au fil de cette conversation, George parle avec la même sincérité de Pink Floyd que de Maya Angelou, de Noel Gallagher que de ses chevaux, des routes qui lui permettent de retrouver son équilibre comme de la façon dont il choisit de traiter les gens qui croisent son chemin.
On découvre rapidement que derrière « Strombo » se trouve un homme qui continue d'apprendre, d'écouter et de remettre les choses en perspective. Et c'est peut-être cette curiosité, bien plus que son impressionnant parcours, qui explique pourquoi tant de personnes ont l'impression de le connaître depuis toujours.
Voici George Stroumboulopoulos.
—
Au fil des années, des millions de personnes ont appris à connaître « Strombo », la
personnalité médiatique. Qui est George lorsque les caméras sont éteintes et que personne
ne regarde ?
Honnêtement ? C'est pratiquement le même gars, peut-être un peu plus calme que ce que les gens s'imaginent. Ce qui me motive devant la caméra est exactement ce qui me motive lorsqu'elle est éteinte. La plupart du temps, je suis dans mon studio, soit en train de l'aménager, soit d'y travailler, à passer des câbles et à écouter ou jouer de la musique. Je passe aussi beaucoup de temps à lire. J'ai réalisé deux courts métrages, un troisième est à moitié écrit — le dernier d'une trilogie.
Entre l'écriture, le tournage et le montage d'entrevues et de vidéos, j'ai toujours quatre ou cinq projets en cours en même temps. La caméra ne change pas vraiment mon quotidien, parce que le rythme est déjà très soutenu. Quand j'ai besoin de sortir de ma tête, je fais de la moto ou de l'équitation. Dans les deux cas, la moindre perte d'attention peut te coûter cher. C'est peut-être justement pour ça que j'aime ça.
—
Quelles parties du jeune garçon de Malton sont encore présentes dans l'homme que vous
êtes aujourd'hui ?
Les plus importantes.
J'ai grandi dans des quartiers où vivaient des gens venus des quatre coins du monde. Chacun avait son propre parcours, sa propre histoire et sa propre façon de voir le monde. Très jeune, j'ai donc été exposé à une multitude de cultures, de musiques et de croyances. Plus profondément encore, j'ai découvert différentes façons de réfléchir à tout... particulièrement à ce que représente le Canada.
L'image du pays que la télévision et la radio présentaient était beaucoup trop simpliste. Celle que je vivais au quotidien était plus complexe, plus désordonnée... et infiniment plus intéressante. J'ai gardé cette vision toute ma vie. C'est probablement pour cette raison que je me suis toujours méfié des récits trop bien ficelés qui prétendent définir qui est réellement « nous ».
—
Lorsque vous regardez votre parcours, de quoi êtes-vous le plus fier alors que le public en
sait probablement très peu ?
Je ne suis pas quelqu'un qui accorde beaucoup d'importance à la fierté de ce qu'il a accompli. Si on s'y accroche trop, elle finit vite par tourner au vinaigre. Mais quand je regarde mon parcours... Je constate que j'ai encore les mêmes amis qu'il y a plusieurs décennies. Des personnes bienveillantes, réfléchies, intéressantes et imaginatives, qui ne restent pas simplement assises à attendre que la vie passe. Mes amis sont mes véritables héros. Et je rendrais tous les honneurs qu'on pourrait m'accorder avant d'échanger ce que j'ai avec eux.
—
Vous avez rencontré certaines des personnalités les plus influentes au monde. Y a-t-il une
conversation qui vous a profondément changé ?
La plupart des conversations me changent un peu. Si l'on reste ouvert et attentif, presque n'importe qui peut dire quelque chose qui réorganise notre façon de voir la vie. Ce genre de moment arrive rarement sous la forme d'une grande leçon de sagesse. Il se cache plutôt dans une remarque lancée au passage... ou dans le regard de quelqu'un au moment où il prononce quelques mots.
Maya Angelou m'a appris que la grâce et la force peuvent parfaitement cohabiter chez une même personne.
Et un jour, Noel Gallagher m'a dit quelque chose d'une simplicité désarmante qui ne m'a jamais quitté. Nous parlions de relations, et il a lancé spontanément : « The reason people hate making life-changing decisions is because it changes their f**ing life. » C'était d'une évidence absolue... et pourtant parfait.
Je me demande encore aujourd'hui s'il avait écouté Rush avant de dire ça et s'il pensait à cette phrase : « If you choose not to decide, you still have made a choice. » Ça me fait toujours sourire. Ce moment avec Noel me revient souvent en tête.
—
Qu'est-ce qui nourrit encore votre curiosité aujourd'hui ?
Je ne suis plus certain que le mot curiosité soit encore celui qui me décrit le mieux. La curiosité nous pousse vers ce que l'on veut apprendre, et il y a une réelle valeur là-dedans. C'est probablement ce qui me guidait lorsque j'étais plus jeune. Mais, avec le temps, cette curiosité s'est transformée en quelque chose d'autre.
Aujourd'hui, je parlerais plutôt d'engagement. Je suis pleinement investi dans cette vie. Je n'ai qu'un seul film à réaliser ici : celui qui défilera devant mes yeux lorsque tout sera terminé. Alors je veux qu'il soit rempli. D'aventures. D'amour. Et de ces personnes qui donnent envie de rester dans une pièce simplement parce qu'elles s'y trouvent.
Je refuse de me limiter aux choses que l'on m'a appris à considérer comme importantes. Je veux savoir ce qui existe au-delà. Et plus l'horizon est vaste, mieux c'est.
—
Si quelqu'un passait une journée avec vous, loin du travail, qu'est-ce qui le surprendrait
probablement le plus
Tout ce que j'ai envie de faire, c'est être entouré de chevaux et écouter les Grateful Dead. (Rires.)
Même si j'adore mon travail, je sais que je travaille beaucoup trop. J'espère qu'un jour, il y aura davantage de place dans ma vie pour simplement m'asseoir et regarder de vieilles séries policières britanniques mettant en scène des détectives âgées sur BritBox.
—
Quelle est la chose que les gens comprennent le plus souvent mal à votre sujet ?
Je ne sais pas vraiment. La vérité, c'est que les gens pensent rarement à vous aussi souvent qu'on l'imagine. Et lorsqu'ils le font, ils se construisent généralement une image rapide à partir d'informations incomplètes, qu'ils interprètent ensuite selon leur propre vision du monde. On ne peut pas contrôler ça. Et, honnêtement, on ne devrait même pas essayer.
La version de vous qui existe dans la tête de quelqu'un d'autre n'a jamais été de votre
responsabilité. S'il y a une chose qui est souvent mal comprise, c'est peut-être l'image que plusieurs se font des gens qui travaillent dans les médias. Et je ne peux pas vraiment leur en vouloir. Mais mon expérience m'a appris que beaucoup d'entre eux sont profondément bien
intentionnés.
Nous ne sommes pas tous là à chercher un avantage ou un angle de traitement. Certaines personnes dans ce métier — pas toutes, mais bien plus qu'on pourrait le croire — cherchent à explorer des idées, à se rapprocher de la vérité et à poser des questions sincères qui peuvent réellement améliorer la vie de quelqu'un.
—
Lorsque la vie devient plus lourde, où allez-vous pour retrouver votre équilibre ?
La musique. La moto. Et le soleil.
Rien ne change plus rapidement mon état d'esprit que de mettre un album de Rancid. C'est comme un portail vers ce qui me fait avancer. Vous vous souvenez de ce que Bob Marley disait sur ce qui se passe lorsque la musique vous frappe ? Il avait raison. Quand je sens le brouillard s'installer, je prépare la moto, j'attrape mon iPod et je pars camper dans le désert, là où il n'y a même plus de réseau. Je m'assois près du feu pour préparer le souper, entouré par la nature, pendant que Pink Floyd joue doucement sur une petite enceinte. Je lis jusqu'à ce que je m'endorme dans ma tente de toile. C'est comme ça que je fais redescendre la pression.
—
Quel conseil le George d'aujourd'hui donnerait-il au jeune homme qui cherche encore sa
place ?
Est-ce qu'il m'écouterait seulement ? Peut-être que cette audace un peu naïve faisait justement partie de ce qui rendait mes années 80 aussi exaltantes. Mais si je pouvais parler au jeune homme que j'étais, je lui dirais ceci : Il y aura énormément d'obstacles sur ton chemin... Ne deviens pas l'un d'entre eux. Et ne laisse jamais les attentes des autres décider de la route que tu emprunteras. La moitié du temps, ce qu'on te présente comme une vérité absolue n'est en réalité que la peur de quelqu'un d'autre déguisée en conseil. Tu cherches encore où est ta place. Mais ta place n'est pas un endroit où tu arrives un jour. Elle se trouve dans les personnes que tu rencontres et dans le travail qui donne un sens à ta vie.
Et surtout... Tu finis par devenir la personne avec laquelle tu es capable de vivre. Cette personne, tu la construis. En silence. Au fil des années. Ça prendra plus de temps que tu ne le souhaites. Mais ne t'inquiète pas. Les années que tu crois perdre ne sont pas perdues. C'est justement pendant ces années-là que tu te découvres.
—
Lorsque l'on retire tous les titres, la reconnaissance et la notoriété, qu'est-ce qui compte
le plus pour vous ?
J'espère que les personnes que j'ai eu la chance de croiser sur mon chemin — et même celles que je n'ai jamais rencontrées — savent qu'elles ont eu quelqu'un qui s'est battu pour
elles. Qu'on a pris soin d'elles. Qu'elles ont compté. Qu'elles ont été encouragées.
La vie peut être d'une beauté incroyable, profondément inspirante... Mais elle peut aussi être dure et parfois cruelle. Au bout du compte, la seule chose qui compte vraiment, c'est la manière dont on traite les autres. Et les espaces que l'on crée pour leur permettre, eux aussi, de s'épanouir.
—
Conclusion
À la fin de cette conversation, une chose devient évidente. George Stroumboulopoulos ne cherche pas à donner des réponses parfaites. Il cherche simplement à être honnête.
Ses souvenirs d'enfance, son amour de la musique, les personnes qui l'ont inspiré, les livres
qui l'ont accompagné, les épreuves qui l'ont transformé... tout converge vers une même idée : une vie prend son sens dans les liens que l'on crée avec les autres. Dans une époque où tout semble aller toujours plus vite, George rappelle qu'il existe encore une immense valeur dans le fait de s'arrêter, d'écouter et de rester curieux.
Au fond, cette entrevue ne parle ni de télévision, ni de radio, ni même de carrière. Elle parle de ce qui reste lorsque les caméras s'éteignent. Et si cette conversation laisse une impression durable, c'est sans doute parce qu'elle nous rappelle une vérité toute simple : derrière chaque nom que l'on admire se trouve une personne qui continue, elle aussi, d'apprendre, de douter, de grandir et d'espérer.
Merci, George, d'avoir accepté de partager cette partie de vous avec les lecteurs d'Éloquence Art.
English ↓
George Stroumboulopoulos: The Man Behind Strombo
Some interviews stay with you for a long time.
This is one of them.
Long before I joined Éloquence Art, there was one interviewer who quietly changed the way I understood conversations. While many interviews focused on promotion, headlines, or publicity, George Stroumboulopoulos chose a different path. He looked beyond the public figure and searched for the person underneath. Without ever knowing it, he influenced the way I approach every interview I conduct today. Over the years, I've come to believe that every artist, musician, actor, or public figure has a story worth telling — not because of fame, but because of humanity.
That's the approach I try to bring to every interview I write for Éloquence Art. When George agreed to this interview, I knew I didn't want to ask the questions people have heard a hundred times before.
I wasn't interested in interviewing Strombo.
I wanted to meet George.
The conversation that follows isn't about television ratings, celebrity, or career milestones. Instead, it's about the experiences, values, friendships, music, and moments that shaped the person behind one of Canada's most respected voices. What I found was exactly what I had hoped for: an honest conversation with someone who has never stopped asking questions, never stopped learning, and never stopped believing that people matter more than the spotlight. It is an honour to share that conversation with you.
Here's George Stroumboulopoulos.
—
Over the years, millions of people have come to know "Strombo" the media personality. Who is George when the cameras are off and nobody is watching?
Honestly? Pretty much the same guy, maybe quieter than most people expect. But what drives me on camera lines up with what drives me off. Most days I'm in my studio, either building it out or working in it, running cables and playing music. There's plenty of reading too, plus two short films I directed and a third that's half-written, the last in the trilogy.
So between writing, filming, and editing interviews and videos, there are always four or five projects on the go at once. The camera doesn't really change the day, because the pace is usually full speed anyway. But when I need to get out of my own head, I ride motorcycles and horses. Both will hurt you the second you stop paying attention. Maybe that’s why I do it.
—
What parts of the kid from Malton are still present in your life today?
Most of the load-bearing ones. I grew up in neighbourhoods filled with people who'd come from somewhere else. Everybody had their own journey here, and their own idea of how the world worked, and that meant I got introduced early to a lot of different cultures, music, and faiths. Fundamentally, to varied ways of thinking about everything, especially Canada.
The picture of the country coming through the TV and the radio was too thin. The one I was actually living was messier and a hell of a lot more interesting. I've carried that my whole life. It's probably why I've never trusted the tidy stories about who "we" are.
—
When you look back at your career, what are you most proud of that the public probably
knows very little about?
I'm not one who cares much about being proud of what I've done. Pride curdles fast if you let it. But looking back at it all… I have the same friends I've had for decades. Kind, thoughtful, interesting, and imaginative people who don't sit back and let life happen to them. My friends are my heroes, and I'd hand back every credit before I'd trade that.
—
You’ve interviewed some of the biggest names in the world. Has there ever been a
conversation that changed you personally afterward?
Most conversations change me a little. If you're open and paying attention, almost anybody can say something that reorders your life. It usually happens in subtle ways, not dressed up as wisdom, but in the asides, or the look in someone's eye when they say it. Maya Angelou showed me how grace and steel can live in the same person. And Noel Gallagher once said the simplest thing to me, and it's never left me. We were talking about relationships, and off the cuff he just said, "The reason people hate making life-changing decisions is because it changes their f***ing life."
So obvious, but perfect. I still don't know if he'd been listening to Rush and got stuck on the "if you choose not to decide, you still have made a choice" of it all. Ha. That moment with Noel always comes back to me.
—
What keeps you curious today?
I'm not sure "curious" is still the word I'd use. Curiosity pulls you toward what you want to learn, and there's real value in that. It's probably what drove me when I was younger, but it grew into something else. What I've got now is closer to investment. I'm in it. I'm only directing one movie here. The one that flashes before my eyes when I go. So I want it full. Adventure, love, and the people who make a room worth being in. I don't want to be limited to the things I'm conditioned to care about. I want to know what's out there. The wider the better.
—
If someone spent a day with you away from work, what would probably surprise them the
most?
All I want to do is be around horses and listen to the Grateful Dead.(Laugh)
Even though I love the work, I know I work too much, and I hope for a day when there's more room to hang out watching old-lady detective shows on BritBox.
—
What is a story about yourself that you think people often misunderstand?
I'm not sure. People rarely think about you much at all, and when they do, it's usually a quick sketch drawn from incomplete information, then run through their own lens. You can't control that. And you shouldn't even want to.
The version of you that lives in someone else's head was never yours to manage. If anything, people have a certain view of media types, and I can't say I blame them. But it has been my experience that so many actually mean well. We're not all working an angle. Some of the people in this business, not all, but more than you'd think, are exploring ideas, truth, and the honest questioning that can genuinely make someone's life better.
—
When life gets overwhelming, where do you go to feel grounded again?
Music, motorcycles, and sun.
Nothing shifts my mood faster than putting on a Rancid record. It’s a portal to my engine room. Remember what Bob Marley said about what happens to you when the music hits? He wasn't wrong. If I feel the fog coming in, I pack up the bike, grab the iPod, and head out to the desert to camp, where there's no signal anyway. Just sitting there making dinner over a fire, a mix of nature and Pink Floyd aux'd into a little speaker, reading until I fall asleep in my canvas tent. That's how I dial the pressure down.
—
What advice would today's George give the young man still trying to find his place?
Would he even listen? Maybe that boyish bravado is part of what made my '80s so exuberant. But if I could reach the younger me, I'd say: there are so many obstacles in your path… don't be one of them, and don't let other people's expectations decide your route. Half the time what gets handed to you as "real-talk" is just someone else's fear masquerading as advice. You're trying to find where you fit. But your place isn't a location you arrive at. It's the people you find, and the work that means something to you.
Most important, you settle into the person you can actually live with. You build that. Quietly, over years. It takes longer than you want it to, but don't sweat it. The years you think you're wasting aren't lost time. That is the finding.
—
When all the titles and recognition are stripped away, what matters most to you?
I hope the people I was lucky enough to cross paths with, and even the ones I never met, know they were fought for. Cared for. Cared about. Cheered on. Life can be so beautiful, so inspiring, and also ugly and hard. In the end, the only thing that matters is how you treat people. And the spaces you create for someone else to thrive.
—
Conclusion
After reading George Stroumboulopoulos answers, one thing becomes unmistakably clear. This conversation isn't really about broadcasting, television, or success.
It's about curiosity. It's about friendship. It's about finding peace on a motorcycle in the middle of the desert, listening to Pink Floyd around a campfire, and understanding that life is ultimately measured by the way we care for other people.
Throughout this interview, George never tries to impress. He simply reflects. Perhaps that's what makes his words resonate so deeply. When the titles disappear, when the cameras are turned off, and when the spotlight fades, what remains are our relationships, our values, and the spaces we create for others to grow. For someone who inspired the way I see interviews, this conversation feels especially meaningful.
Thank you, George, for your generosity, your honesty, and for reminding us that the most powerful conversations begin when we stop trying to interview a public figure — and start listening to a human being.
Sacha Gonthier — Éloquence Art
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