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[ Concert ] 15 ans de The Aura : Beyond Creation de retour à Québec

Crédit: Facebook
Crédit: Facebook

Avec Obvurt et Hatalom en ouverture, tous les ingrédients étaient réunis pour une excellente soirée de tech death à la Salle Montaigne. Mais la principale raison de notre présence était sans contredit la célébration des 15 ans de The Aura, l'album qui a propulsé Beyond Creation parmi les groupes les plus importants du genre.


Obvurt était l'un des groupes que j'attendais le plus de la soirée et ils n'ont pas perdu de temps avant de me donner raison. Dès la deuxième toune, un circle pit se formait déjà devant la scène. Le trio est redoutablement efficace en live. La présence du bassiste est impossible à ignorer, Phil Drouin livre la marchandise autant à la guitare qu'au vocal, et Michel Gagné-Bouchard continue de me faire regarder la batterie beaucoup plus souvent que je le devrais. Mention spéciale à la guitare à double manche et aux passages de double shredding complètement débiles qui ont arraché plusieurs sourires dans la foule, moi inclus. Le set s'est terminé avec « Patience », une pièce que j'espérais entendre. Une excellente première rencontre avec Obvurt qui me donne déjà envie de les revoir.



Même si j'entendais parler de Hatalom depuis un bon moment, c'était ma première vraie rencontre avec le groupe. Après quelques minutes seulement, je me demandais pourquoi j'avais attendu aussi longtemps. Le groupe a bien eu quelques problèmes de guitare pendant la première chanson, mais ça n'a pas semblé les ralentir bien longtemps. Une fois lancés, ils ont livré un tech death solide avec des vocaux qui apportent une touche deathcore vraiment efficace. L'ambiance était particulièrement bonne devant la scène et la foule a embarqué sans hésiter. J'ai aussi eu la chance d'entendre « When Nothing Persists », leur nouvelle pièce dont ils ont récemment publié un playthrough, et elle a très bien passée en live.


Bref, une excellente découverte de mon côté. Je comprends maintenant pourquoi autant de gens me parlaient de ce groupe.



Je suis Beyond Creation depuis le secondaire et, malgré toutes ces années, je ne les avais jamais vus en spectacle. Quand j'ai su qu'ils allaient célébrer les 15 ans de The Aura en jouant l'album au complet, je savais que je ne pouvais pas manquer ça. Voir Philippe « Tyrant » Boucher derrière son kit et Simon Girard à la guitare était déjà un moment en soi. La précision, le contrôle et la puissance du groupe sont franchement impressionnants. Peu importe la complexité des pièces, le groupe les exécute avec une assurance qui force le respect. J'ai eu des frissons pendant « Coexistence », mais ce qui m'a le plus marqué est probablement la réaction de la foule. Le circle pit ne dérougissait pas, l'énergie est restée élevée pendant tout le spectacle et on sentait clairement que le public était heureux de retrouver le groupe après sept ans d'absence à Québec.


Le fait d'entendre certaines chansons rarement jouées en spectacle ajoutait aussi quelque chose de particulier à cette célébration de The Aura. J'aurais aimé entendre un peu plus la basse dans le mix de la salle, mais c'est vraiment le seul détail que je retiens. La foule en voulait visiblement encore puisqu'elle a rappelé le groupe non pas une, mais deux fois. Le premier rappel nous a offert « Reverence », une nouvelle pièce qui figurera sur le prochain album, avant qu'un deuxième retour sur scène ne vienne conclure la soirée avec « In Adversity ». Beyond Creation nous a servi toute une leçon de tech death et il seront en spectacle ce soir (le 13 juin) au CEM de Chicoutimi. Définitivement un show à ne pas manquer.



Au final, cette soirée à la Salle Montaigne avait tout ce qu'on peut espérer d'un bon spectacle de tech death : trois groupes en grande forme, une foule complètement investie et une excellente ambiance du début à la fin. Entre la découverte de Hatalom, la solide prestation d'Obvurt et la célébration des 15 ans de The Aura par Beyond Creation, je suis retourné chez nous complètement satisfait de cette soirée mémorable.


Chronique : Thierry Mercier

Photos : Akame Strawberry

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